Souvent on voit écrit un CV comme de simples lignes tracées en colonnes et sans réel intérêt !

Pour ma part, je vais vous l’écrire comme un récit, un texte, une biographie tels que les mots me le chanteront à l’oreille pour vous le transcrire. 

A vous de me lire, ou pas, car chacun d’entre nous a le pouvoir de dire non !

J’ai eu la chance de voir le jour au cœur même de l’été, un 20 juillet 1959, dans une très belle ville de Lorraine : Metz

Plus encore, derrière son extraordinaire cathédrale gothique érigée en l’an 1550, rue du vivier, au 3e et dernier étage d’une maison vétuste et humide.

Le plus fou est qu’à quelques pas de là, se trouve l’école des beaux-arts avec sa galerie d’exposition dont les murs sont recouverts du travail de ses élèves donnant sur l’esplanade, celle-là même où ma mère y passait devant chaque jour de beaux temps avec moi dans la poussette.

Mes premiers pas, je les faisais une main collée sur la vitrine et mon esprit enregistrait déjà cet art abstrait de l’année 60 sans que je ne m’en rende compte.Vers l’âge de 5 ans, je me promenais avec mon frère à peine plus vieux que moi sur le parvis de la cathédrale pour y attraper les pigeons. Tandis que mon frère s’épuisait inlassablement à la course, je restais planté à côté d’un jeune homme, assis par terre, fusain et feuille blanche sur les genoux, occupé à reproduire les sculptures saintes et autres gargouilles qui offraient aux passants leurs hideuses postures pourtant si vivantes et intrigantes. C’était, semble-t-il, pour effrayer le diable lui-même pour ne pas qu’il vienne troubler les prières des pieux. Je m’émerveillais à reconnaître ce que reproduisait l’étudiant de l’école voisine. Mes yeux se promenaient de la feuille à la façade sculptée. Bavard, j’exprimais ma joie sortant alors des ragots presque incompréhensibles déconcentrant du même coup l’apprenti artiste qui m’ordonnait de m’assoir, et m’offrant alors ma première feuille et un crayon « Caran d’Ache N°9. » pour me rendre au silence et à la méditation. Un courant électrique parcourrait mon corps, me liant à jamais à ce qui devait donner un sens même à ma vie future, l’art ! Un an plus tard, mon père décida de changer de quartier, je dirais même de ville pour celle de Montigny-lès-Metz. S’en fût alors terminé pour moi les gribouillis qui finissaient doucement par prendre forment et ressembler à des « adonis » qui parfois étonnaient mon entourage, allant même un jour par me donner un zéro monumental à un devoir du soir rendu à l’école. Mon « maître » nous avait demandé de dessiner à la maison un fond marin. Nous étudions alors les poissons. J’avais pour ma part dessiné un requin avec des algues, des étoiles de mer et quelques coquillages ou j’en avais vu les reproductions dans le dictionnaire Larousse. J’y apportais un zèle particulier et donnais des couleurs pour en faire vibrer les reliefs.

Je m’intéresse à toutes les techniques, l'huile évidemment mais pas seulement, l'acrylique, le pastel, le dessin, l'aérographe et ce dans tous les styles, de l’impressionnisme jusqu'à l'abstraction la plus pure. Je ne me suis jamais arrêté à un style. Dès que j'en ai fais le tour, je recherche une autre expression, une autre façon de raconter une histoire, mon histoire !

Il ne faut pas se réserver à un seule style ...Ce serait comme manger tous les jours le même plat !